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Un album satire de la téléréalité au cycle 3 : un choix problématique
Un album satire de la téléréalité au cycle 3 : un choix problématique

Article dans Spirale, Revue de recherches en éducation,  n°55, janvier 2015

Anne Leclaire-Halté & Fabienne Rondelli, Université de Lorraine, CREM.

Les albums de jeunesse utilisés dans les classes sont des supports didactiques complexes pour le jeune lecteur, notamment par leur dimension pluricodée imposant une mise en relation du texte et de l’image et par l’intertextualité/intericonicité qui les caractérise souvent. L’étude de cas proposée dans cet article vise à expliciter les raisons du choix par une enseignante de cycle 3 de l’album Vu à la télé, satire de la téléréalité, écrit et illustré par Claudine Desmarteau. Après une analyse de l’album support, les raisons du choix de l’enseignante qui l’a retenu sont explicitées à partir d’entretiens menés avec elle. Puis l’accent est mis sur la tension entre ce choix et les difficultés cognitivo-culturelles rencontrées par les élèves : faire lire en classe un album qui critique les émissions de téléréalité soulève en effet un double problème, celui de la lecture du support album et celui de la relation entre culture scolaire et privée.

Lire Dans la forêt profonde d'Anthony Browne
Lire Dans la forêt profonde d'Anthony Browne

Article dans  La Revue Des Livres Pour Enfants, n° 280 de décembre 2014

Philippe MORLOT, Enseignant-plasticien, Université de Lorraine

 

L'art d'Anthony Browne fait souvent référence à des œuvres majeures de la peinture classique ou moderne. La lecture de ses albums s'enrichit dès lors que la relation et le dialogue entre ses images et les œuvres auxquelles elles font écho sont perçus par le lecteur.

Dans la forêt profonde, analysé ici, devient ainsi un passionnant jeu de piste qui se prolonge au-delà du public d'enfants auquel il semble destiné.

 

Co-agir en ligne pour appréhender la culture autrement
Co-agir en ligne pour appréhender la culture autrement

Choffat-Dürr Anne, 2014, Les Langues Modernes, n° 2, numéro spécial : Le culturel en cours de langues : pour quel projet éducatif, p. 19-26. 

Lien vers le sommaire de la revue : http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article5533

Le présent article s’intéresse au potentiel .que représente les interactions médiées par les outils du numérique dans des échanges à distance entre de jeunes apprenants de langue-culture en contexte scolaire. Dans le cadre de la thématique de ce numéro, il répond à la question de l’accès à la culture en étudiant l’agir ensemble qui permet d’accéder à un corpus culturel « authentique », créé souvent de manière « accidentelle » lors des échanges (terme en référence à l’adjectif anglo-saxon : incidental). Il répond à la critique sur le manque de moyen pour accéder à la culture-cible en milieu institutionnel exolingue. Cette recherche montre que les échanges entre des classes distantes  permettent de nouer un rapport vivant à la culture.

Mots clés : projet d’échanges à distance – co-action – langue-culture – école primaire

Le livre-objet et l'émergence de l'enfant lecteur
Le livre-objet et l'émergence de l'enfant lecteur

Article dans Le Français aujourd'hui, nº186, septembre 2014

Philippe MORLOT, école doctorale Langages Temps et Sociétés, Université de Lorraine

 

Le livre-objet, de Bruno Munari à Marion Bataille, ne cesse de fasciner par sa dimension spectaculaire. Composant avec les formes, les matières et les couleurs, le livre-objet offre une entrée dans l’espace à la fois physique et poétique. Il ne manque pas non plus de faire référence à de nombreuses oeuvres d’art ; rapprochant les arts visuels de la littérature, il participe ainsi, auprès de son jeune lectorat, à la construction d’une première culture. Combinant le jeu du regard et de la manipulation, il semble s’éloigner du monde de la littérature. C’est parce qu’il invite à prendre le temps de regarder, à manipuler et de créer du sens que le livre-objet relève pleinement de l’acte de lecture, tout en ouvrant d’autres voies vers l’imaginaire.

Le CPE au coeur de la vie scolaire : électron libre ou atome crochu dans ses relations aux acteurs ?
Le CPE au coeur de la vie scolaire : électron libre ou atome crochu dans ses relations aux acteurs ?

Article dans Recherches et Educations, 11, juin 2014

BARTHELEMY Véronique, UMR ADEF-ERGAPE, ESPÉ/Université de Lorraine

Le conseiller principal d’éducation (CPE) spécificité du système scolaire français, est un professionnel dont les missions riches et variées restent au final peu connues, même si paradoxalement, le personnage est souvent très identifié des élèves et des familles. Ce numéro s’attache ainsi à mieux faire découvrir les contours et les enjeux du métier, en mettant tout d’abord l’accent sur sa dimension historique dont l’héritage est encore très présent dans les représentations collectives, puis en s’intéressant à l’activité quotidienne du CPE aujourd’hui au sein de l’établissement scolaire et aux différents aspects de sa formation professionnelle. Dans son article, V. Barthélémy analyse les liens et tensions existants pour envisager le pilotage de la vie scolaire, et ce notamment autour de l’implication et des collaborations entre les acteurs de la vie scolaire.

 

 

Approche écologique des pratiques professionnelles du Conseiller Principal d'Éducation : vers une inclusion à petits pas ?
Approche écologique des pratiques professionnelles du Conseiller Principal d'Éducation : vers une inclusion à petits pas ?

Article dans La nouvelle revue de l’adaptation et de la scolarisation, 65, avril 2014

Jean-Michel PEREZ, Véronique BARTHELEMY et Laurent HUSSON, LISEC, UMR ADEF-ERGAPE, Centre Ecriture, ESPÉ/université de Lorraine

 

Quels savoirs professionnels pour les pratiques inclusives ? est la question que pose le dossier et à laquelle il forme le projet de répondre par l’élucidation des effets des contrats et des systèmes sémiotiques. S’intéresser aux savoirs professionnels c’est d’abord reconnaitre et identifier les savoirs en actes parmi la diversité des acteurs de l’inclusion. C’est aussi interroger les représentations respectives, celles que l’on se fait des possibilités d’action des personnes. C’est enfin pointer la capacité des acteurs à inventer au quotidien les façons de réinterroger les modèles et pratiques pédagogiques. Dans leur article, J-M Pérez, V. Barthélémy et L. Husson s’intéressent aux pratiques professionnelles des CPE (CPE) au regard de l’inclusion. Ces auteurs rendent compte d’une recherche exploratoire et mettent à jour un hiatus entre les prescriptions réglementaires et les usages repérés.

hors cadre
Couleur, Couleurs dans l'œuvre de Kveta Pacovska 

Article dans Hors Cadre[s], n° 13, octobre 2013 – mars 2014
Philippe MORLOT, école doctorale Langages Temps et Sociétés, Université de Lorraine.

Certains auteurs invoquent à propos du travail de Kveta Pacovska, Paul Klee ou Vassily Kandinsky . Si parfois, son œuvre semble effectivement proche de l'esthétique propre à ces artistes, elle n'en est pas, pour autant, une pâle copie. D'autres artistes seraient d'ailleurs à évoquer, pensons à Friedensreich Hunderwasser ou Aurélie de Nemours. Il faut souligner que K. Pacovska est avant tout une plasticienne qui trouve dans le livre un lieu pour présenter, développer son œuvre et partager sa démarche. À ce titre, elle est souvent citée pour utiliser l'espace, la forme et la matière dans ses créations. Cet article apporte un regard particulier sur la fonction et la présence de la couleur dans ses livres.

autour du conte
Autour du conte La Barbe-Bleue de Charles Perrault

Article dans La revue des livres pour enfants, n° 270, avril 2013
Philippe MORLOT, école doctorale Langages Temps et Sociétés, Université de Lorraine.

Cet article propose une analyse sur quelques albums choisis autour du conte La Barbe-Bleue de Charles Perrault. Il s'agit avant tout d'étudier comment certains illustrateurs par la création d'images donnent une nouvelle interprétation de ce conte. La Barbe-Bleue, écrit qualifié d'autosuffisant, peut se passer d'illustrations ; il est apparu pertinent de s'interroger sur ce qu'apporte une nouvelle version illustrée de ce conte. S'attardant sur des albums qui respectent au plus près le texte original, deux d'entre eux ont été retenus : les illustrateurs y ont fait le choix de citer des œuvres picturales. L'article expose comment ces références permettent alors de contextualiser le texte de Perrault.