Chapitres d'ouvrages

Vichy et l'école. Ecole totalitaire, école réactionnaire.
Vichy et l'école. Ecole totalitaire, école réactionnaire.

Education et totalitarisme. L'école dans les pays d'Europe centrale et orientale.

Presses du réel, 2014.

Jean-Michel BARREAU, LISEC, ESPÉ/Université de Lorraine

Dans ses rapports avec l’école, la Révolution nationale du Maréchal Pétain fut totalitaire et réactionnaire. Totalitaire, parce qu’il s’agissait pour la Révolution nationale d’inclure et d’agréger autoritairement l’école et son public scolaire dans un tout nationaliste. Et de sanctionner ceux qui refusaient de faire partie de ce tout. Comme tous les totalitarismes, le multiple, le varié, le divers - le Démocratique - furent les ennemis du gouvernement de Vichy.

Réactionnaire, parce qu’il s’agissait pour la Révolution nationale d’exclure et de séparer autoritairement l’école et son public scolaire dans des parcelles ségrégationnistes. Il pratiquait la hiérarchie, la soumission, la scission, la ségrégation, l’exclusion au sein même de ce tout. Comme tous les réactionnaires, la Liberté, l’Egalité et la Fraternité – le républicain – furent les ennemis du gouvernement de Vichy.

Censure et autocensure. Le mot "réactionnaire". Le refus de t'entendre, le refus de dire.
Censure et autocensure. Le mot "réactionnaire". Le refus de t'entendre, le refus de dire.

Les mots en force dans le discours. Le pouvoir des mots et la peur qu'ils suscitent, Editions Université de Bretagne, 2014.

Jean-Michel BARREAU, LISEC, ESPÉ/Université de Lorraine

Il s’agit dans ce texte de sortir le mot « réactionnaire » de l’invective facile dans laquelle il est trop souvent placé. Ce terme est habituellement utilisé comme une insulte que l’on lance rapidement à un adversaire politique. Au contraire, ce concept devrait être pris au sérieux par la Science politique comme l’expression de valeurs et de pratiques qui s’opposent au démocratique.

La douce petite musique des folklores autoritaires murmurée aux oreilles des femmes. Fin de la mélodie ?
La douce petite musique des folklores autoritaires murmurée aux oreilles des femmes. Fin de la mélodie ?

Folklore et politique. Approches comparées et réflexions critiques. Europes - Amérique. (sous la dir. de S. Fiszer, D. Francfort, A. Nivière, J-S. Noël), Editions le manuscrit, 2014.

Jean-Michel BARREAU, LISEC, ESPÉ/Université de Lorraine

Nos sociétés contemporaines sont souvent autoritaires envers les femmes. Cette hégémonie est fréquemment « gentiment » énoncée au nom de la fidélité qu’elles devraient avoir envers les traditions de leurs pays. L’accord de l’ONU du 15 mars 2013 contre la violence faite aux femmes dans le monde portera-t-il atteinte à cette « douce » – mais autocratique - petite musique folklorique que l’on entend trop souvent à leur égard, pour mieux légitimer leur soumission ?